Fête de la Toussaint — Écouter l’homélie
St Bernard, dans une homélie pour la Toussaint, dit : « Si nous vénérons leur mémoire, c’est pour nous que cela importe, non pour eux. (…) Pour ma part, je l’avoue, je sens que leur souvenir allume en moi un violent désir. Le premier désir, en effet, que la mémoire des saints éveille, ou plus encore stimule en nous, le voici : nous réjouir dans leur communion tellement désirable et obtenir d’être concitoyens et compagnons des esprits bienheureux. Et voici le second désir dont la commémoration des saints nous embrase : voir, comme eux, le Christ nous apparaître, lui qui est notre vie, et paraître, nous aussi, avec lui dans la gloire. (…) Cette gloire, il nous faut la convoiter d’une absolue et ferme ambition ».
La fête de tous les saints
« Le mystère de la communion des saints, que nous respirons aujourd’hui « à pleins poumons », nous rappelle quelle est la destinée finale de l’humanité : une grande fête où l’on se réjouit ensemble de l’amour de Dieu, présent tout en tous, en reconnaissant et en admirant la beauté multiforme des visages, tous différents et tous semblables au Visage du Christ. Alors que nous anticipons cette réalité future, nous ressentons encore plus fortement et douloureusement le contraste avec les drames que la famille humaine subit à cause des injustices et des guerres. Et nous ressentons d’autant plus impérieusement le devoir d’être des artisans de fraternité ». (Angelus, 1er nov. 2025)
Un chemin de sainteté
(Discours aux Jeunes au Stade de France, 25 sept. 2026) « Celui qui vit avec Dieu tend vers le meilleur : il est en exercice constant. Il recherche la vertu, c’est-à-dire la force qui le rend bon et vrai. Chers amis, la dynamique qui caractérise l’existence chrétienne porte un nom précis : elle s’appelle chemin de sainteté. C’est le chemin que le Seigneur ouvre devant chacun de nous, en nous accompagnant tout au long de la route.
Au fur et à mesure que nous avançons sur ce chemin de la sainteté, il apparaît clairement qu’il ne suffit pas d’éviter le mal : il faut choisir le bien. Il ne s’agit pas d’un principe abstrait, ni d’une affirmation évidente : choisir le bien est l’acte propre de la liberté par lequel celle-ci se réalise, se rectifie et mûrit. Pour faire les bons choix, souvenez-vous de ce critère : le bien donne la vie, il ne l’enlève jamais. Le bien prend soin, il ne prend pas pour lui-même. Le bien n’est pas un beau concept, mais le visage rayonnant de l’amour : il est Dieu en personne ! Les vertus que saint Paul nous indique comme reflets de sa bonté sont les suivantes : la justice envers l’humanité ; la piété et la foi envers Dieu ; la charité envers tous ; la patience envers ceux qui nous font souffrir ; la douceur qui caractérise ceux qui recherchent la paix avec un cœur pur ».
Sur ce chemin, nous avons pour alliés les saints
(Aux Jeunes au Stade de France, 25 sept. 2026) « Nous ne sommes pas seuls sur ce chemin de sainteté, car nous le parcourons en union avec tous nos frères et sœurs qui nous entourent. Vous en faites d’ailleurs l’expérience ce soir, comme lors de grands rassemblements tels que les Journées Mondiales de la Jeunesse. Nous avons aussi pour alliés les saints qui nous soutiennent dans l’épreuve. Chers amis, lorsque les choix de la vie exigent du courage, sollicitez leur intercession et imitez leur exemple. Comme nous l’avons chanté dans les litanies, l’encouragement des saints nous assure que nous ne sommes jamais seuls dans la prière, que nous ne sommes jamais seuls dans l’Église. En ces temps particuliers, demandons leur aide pour être des artisans de paix : désir éternel de Dieu et engagement constant de l’humanité ! »
À l’école des Béatitudes
(Toussaint 2025) « Les Béatitudes apportent une nouvelle interprétation de la réalité. Elles sont le chemin et le message de Jésus. À première vue, il semble impossible de déclarer bienheureux les pauvres, ceux qui ont faim et soif de justice, les persécutés ou les artisans de paix. Mais ce qui semble inconcevable dans la grammaire du monde prend tout son sens et toute sa lumière dans la proximité du Royaume de Dieu. Chez les saints, nous voyons ce royaume s’approcher et se réaliser parmi nous. Saint Matthieu présente à juste titre les Béatitudes comme un enseignement, représentant Jésus comme un Maître qui transmet une nouvelle vision des choses et dont la perspective coïncide avec son cheminement ».
L’histoire du monde sans les saints et les saintes
serait infiniment plus pauvre, c’est-à-dire moins humaine.
(Au Congrès La sainteté dans l’histoire, 21 oct. 2026)
