De quoi l’affaire Epstein est-elle le nom ?

Derrière l’accumulation de millions de documents judiciaires se dessine l’ampleur de l’affaire Jeffrey Epstein. Un dossier tentaculaire, au cœur duquel se croisent exploitation sexuelle, pouvoir et angles morts de la justice, analysé par le criminologue Xavier Raufer au micro de Louis Daufresne.

Un “confident” au cœur des réseaux de pouvoir

Ancien professeur de mathématiques, Jeffrey Epstein parvient à s’imposer comme une personnalité influente. Il “s’infiltre dans un cercle de fortunés, rend des services de toutes sortes”, et devient le proche conseiller de grands hommes d’affaires. “C’est un jeune homme malin, il comprend la solitude des patrons de grands groupes ou entreprises.”

À leurs côtés, il s’enrichit et devient un donateur d’institutions prestigieuses comme “Harvard et notamment le Massachusetts Institute of Technology (MIT), qui est sans doute l’université scientifique la plus prestigieuse du monde”. Une manière de “camoufler sa prédation sexuelle derrière de grandes causes”, analyse Xavier Raufer. “C’est ça la troisième culture aux États-Unis, la culture libertarienne qui fait que l’argent pardonne tout.”

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