La Passion selon st Matthieu

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Encore un fruit du confinement ! Dû à la prière et à la plume du P. Bruno Delaroche, prêtre du diocèse du Mans.

« C’est à notre commune assignation à domicile pour raison sanitaire du printemps de l’an passé que je dois la rédaction de ces pages. Interdit de culte public comme tous les chrétiens de France, l’idée m’est venue à l’approche de la Semaine Sainte de mettre par écrit une méditation et réflexion personnelles sur le récit de la Passion selon saint Matthieu, puisque cet évangéliste accompagnait l’année liturgique 2019-2020. Pâques m’a pourtant surpris avant que j’aie pu finir le travail, de sorte que je viens de conclure lors de la Semaine Sainte de cette année.

« Analyse et méditation ». Oui, parce qu’il s’agit ici à la fois d’un examen approfondi des textes et d’une méditation spirituelle de croyant. Ainsi, objectivité et subjectivité s’entremêlent comme il se doit, je crois, dans une « lectio divina ». Le pionnier en ce domaine aura été le grand Origène d’Alexandrie-Césarée (fin IIe – milieu IIIe s.) qui tenait à l’alliance entre analyse littérale et historienne et réception dans la foi du témoignage scripturaire.

La méthode retenue n’est pas la plus usitée par les commentateurs, à savoir de parcourir le récit intégral de la Passion en passant en revue les « personnages » ou groupes qui s’y trouvent impliqués. « Partie » : le terme est à dessein mis entre parenthèses pour qu’il n’y ait pas malentendu. Il n’a pas ici le sens de rôle théâtral qu’à la fois tout acteur se donne et tout dramaturge impose à l’acteur. Il renvoie à ces postures et conduites plus ou moins voulues, assumées et subies tout à la fois par une ou des personnes au cœur d’un événement dramatique.

Le plan adopté n’a rien de systématique et d’ordonné à une quelconque progression dans la lecture. Libre à chacun d’aller à sa guise et à son rythme, et « partie » par « partie ».

J’espère que ce type d’approche encouragera à une lecture et méditation des quatre « Passions » accueillies chacune pour elle-même, dans son unité propre ainsi qu’à une lecture et méditation de leur ensemble comme « symphonie » de la Parole de Dieu. »

Bruno DELAROCHE