Saint Bernardin de Sienne (+ 1444), célèbre prédicateur franciscain avait déjà repéré cette réalité étonnante. Je cite un extrait d’un de se sermons :
« Sept paroles seulement nous sont rapportées de la Très bénie Mère du Christ, comme pour manifester mystiquement qu’elle était pleine de grâce septiforme. (…) En tous ces cas, elle a toujours très peu parlé, sauf lorsqu’elle s’est dilatée dans la louange de Dieu et l’action de grâces, quand elle a dit : « Mon âme magnifie le Seigneur et mon esprit exulte dans le Dieu de mon Salut. Alors ce n’est plus avec un homme qu’elle s’entretient, mais avec Dieu ». Ces sept paroles sont proférées, selon les sept actes de l’amour, avec une progression et un ordre admirable. On dirait sept flammes de la fournaise de son cœur ».
J’ai passé seize ans comme recteur du sanctuaire Notre-Dame du Chêne dans mon diocèse du Mans, lieu où la Vierge est vénérée depuis 1494, sans qu’il n’y ait eu d’apparition ni de message. Ce « vide » (qui n’est qu’apparent) m’a donné l’idée de développer un enseignement sur les 7 paroles de Marie dans les évangiles. J’ai eu l’occasion de le donner de nombreuses fois à toutes sortes de groupes accueillis en ce lieu.

