Débat sur la fin de vie

Donner la mort est un soin, c’est le terme qui émerge sous la plume des partisans de l’euthanasie qui déploie un activisme assez fort en ce moment parlementaire et médiatique. On a pu voir Charles Biétry à la télévision devant Emmanuel Macron et le public qui regardait la chose sur le thème de la fin de vie. Le vote solennel, que ce soit sur le texte de l’euthanasie ou des soins palliatifs, est prévu le 27 mai. Pourquoi revenir sur une loi équilibrée et risquer d’aller trop loin ? C’est ce que pense Sadek Beloucif, chef du service d’anesthésie et réanimation à l’APHP de Bobigny, membre du conseil d’administration du Forum de l’Islam de France et ancien membre du comité consultatif national d’éthique de 1999 à 2007. 

 Pourquoi les responsables religieux lancent un cri d’alerte

La Conférence des responsables de culte en France (CRCF) – catholique, protestant, orthodoxe, juif, musulman et bouddhiste – alerte solennellement, par un texte publié jeudi 15 mai, sur « les graves dérives »qu’implique, selon eux, la proposition de loi qui pourrait consacrer un droit au suicide assisté et à l’euthanasie en France. Mais loin d’avancer des positions de principe dogmatiques, ils entrent dans le vif du débat politique et social.

Une « rupture avec l’essence du soin »« Un dévoiement de la médecine », contraire au serment d’Hippocrate. Mais surtout « une menace pour les plus vulnérables ». Les responsables des cultes en France – catholique, protestant, orthodoxe, juif, musulman et bouddhiste – ont publié jeudi 15 mai, un texte commun, alertant sur « les graves dérives »contenues, selon eux, dans le projet « fin de vie », qui, s’il était voté, consacrerait le droit à une aide à mourir, sous forme d’assistance au suicide ou d’accès à l’euthanasie.