Roselyne Bachelot a été témoin, dans son adolescence, d’accusations de viols et d’agressions sexuelles commis par des hommes d’église à l’encontre de jeunes filles d’un établissement catholique de sa région. Elle raconte des destins terribles de jeunes filles brisées et contraintes au silence, dans le Portrait de la semaine ce dimanche soir. Cet extrait vidéo est issu du replay de Sept à Huit, émission d’information et de reportages hebdomadaire diffusée sur TF1 et présentée par Harry Roselmack. Une vidéo de 9 mn :
Dans ma jeunesse, il y avait des silences imposés. À la maison, on ne parlait guère d’une amie d’enfance de ma mère qui s’était suicidée à quatorze ans après avoir été violée par un prêtre.
C’est pourquoi nous ne comprenions pas toujours l’attitude des adultes ni celle des curés et des religieuses qui encadraient nos activités au collège. Tout un pan de la violence subie par plusieurs générations est ainsi remonté à la surface quand ont éclaté les révélations sur les violences sexuelles et sexistes de l’Église.
J’ai alors compris comment cette omerta avait été organisée. En revenant sur ces secrets d’enfance, je veux sortir de ce silence. Je veux briser les préjugés que j’ai combattus tout au long de ma carrière au service des plus faibles. Ce livre est un appel et un cri, j’espère, qu’ils seront entendus.

